Utilisation d'IA sur ce site web et dans mon activité
J’ai un avis et une position assez clairs concernant l’utilisation de l’IA. Tout d’abord, mes dessins, mes peintures ainsi que mes commissions, mes flashs, etc. sont et resteront réalisés sans l'utilisation d'intelligence artificielle générative. La création de dessins est pour moi un vrai plaisir et une passion. Ce qui compte avant tout, c’est le processus et la création en elle-même. Je trouve personnellement que les outils d’intelligence artificielle tels qu’on les connaît aujourd’hui sont de bons outils d’analyse, de calcul, de résumé, etc. La créativité artistique reste quelque chose de profondément humain.
Mes utilisations les plus fréquentes de l’intelligence artificielle dans mon activité concernent la correction de textes, la retranscription vocale (speech-to-text) et la traduction. Je trouve que les textes générés par IA sonnent vite cliché et faux. Je tiens à ce que les informations que je partage soient vraies, vérifiées et authentiques - j’évite donc de générer des textes entiers. J’accorde beaucoup d’importance à mes textes et j’y consacre du temps : je fais des recherches, je relis, je corrige, je recorrige…
Pour m’aider à finaliser ce site, je me suis servie de l’outil d’IA fourni par Shopify, qui a pu générer du code et m’aider à faire ressembler le site à ce que je voulais à 100 %, car certains templates Shopify sont assez limités et nécessitaient quelques petits changements pour lesquels j’avais besoin d’aller dans le code : changer la mise en page, ajouter des animations à certains boutons, créer un menu dynamique, etc. L’esthétique et le design du site viennent en grande partie de moi. J’ai passé beaucoup de temps à rassembler des exemples et des inspirations pour pouvoir faire un truc correct, qui me ressemble et colle à mon univers. J’aurais adoré confier la création de ce site à un professionnel du domaine, et cela m’aurait sûrement économisé beaucoup de temps et de nerfs, mais malheureusement, je suis encore loin de pouvoir me permettre un accompagnement comme celui-ci.
D’autres utilisations moins fréquentes de l’IA dans mon activité concernent le brainstorming, l’organisation, les calculs et parfois la recherche, lorsque Google ne parvient pas à me proposer les résultats que je cherche.
Enfin, j’utilise parfois l’IA de Photoshop (Firefly) pour la retouche photo des mises en scène de mes produits. Je tiens à souligner que je ne repasse jamais la photo entière du produit dans un outil IA, j’accorde une attention particulière à vous montrer les produits tels qu’ils sont réellement. Il s’agit ici de corrections ponctuelles par exemple du fond de la photo, des décorations autour de l’objet photographié etc. La plupart des choses peuvent être déjà réalisées par les outils classiques de traitement d’image, donc l’ajout de l’IA reste limité au nécessaire.
Concernant l’utilisation de l’IA par un client comme support pour une demande de tatouage ou de commission, je ne suis pas opposée à l’idée de me baser sur un exemple généré par IA et fourni par un client, cependant je ne l’encourage pas. En général pour créer votre projet je n’ai pas besoin d’un support visuel exact, il me suffit d’avoir une explication écrite et si vous voulez quelques photos d’inspiration. Les intelligences artificielles génératives ne maîtrisent pas réellement les contraintes techniques du tatouage. Elles peuvent notamment générer des compositions qui ressemblent à des tatouages, mais qui sont techniquement irréalisables ou inadaptées pour créer un résultat qui tiendra dans le temps.
Pour terminer, je tiens à souligner l’importance de conserver son esprit critique et de savoir prendre du recul sur ces outils. Les centres de données sont connus pour leur impact environnemental, et il me semble important d’en avoir conscience. Cependant, une utilisation occasionnelle ou réfléchie de l’IA ne me paraît pas être quelque chose de condamnable, surtout pour des requêtes textuelles qui consomment nettement moins de ressources que, par exemple, la génération d’images ou de vidéos. Je pense que chacun est responsable de sa propre empreinte carbone et qu’il faut la regarder dans sa globalité.